Caribus
Projet majeur pour le développement des mobilités à Mayotte, Caribus poursuit l’objectif de mettre en œuvre un plan de déplacement permettant de résorber durablement les problèmes de circulation et de mobilité dans et autour de l’agglomération Mamoudzou-Dembéni. La première phase SUD permet la mise en service partielle du réseau de transport scolaire et la réalisation des ouvrages inhérents au bus à haut niveau de service sur site propre.
La mairie de Mamoudzou a achevé en 2013 une étude très complète. A la suite de cette étude, un dossier de candidature a été lancé à la faveur du troisième Appel à Projets « Transports collectifs et mobilité durable hors Ile-de-France » du Grenelle de l’Environnement en 2013. Son éligibilité à ce programme a permis de recueillir des subventions à hauteur de 9 Meuros. En 2016, la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou est créée et emporte la compétence mobilité sur son territoire. La CADEMA devient autorité organisatrice de la mobilité. En 2018, le projet est inscrit dans le Plan Global de Transports et de Déplacements de Mayotte (PGTD). Cela a permis des optimisations du projet de transport collectif urbain et de ses aménagements. Les évolutions sont apparues essentielles au regard de la performance de la ligne de transport et du nécessaire accompagnement à la transformation des espaces publics de la ville. L’année 2018 marque également la validation des études Avant-Projet, le programme du réseau de bus a été largement renforcé et s’étend désormais sur l’ensemble du ressort territorial de la CADEMA Mamoudzou et Dembéni. Depuis mars 2020, l’arrivée du COVID-19 a bouleversé l’ensemble des activités socio-économiques du monde entier. Aujourd’hui, nous comptons plus de 4 millions de cas confirmés, un chiffre sans cesse en progression malgré tous les efforts mis en place. Une progression accentuée par l’apparition de nouveau variant qui a fait de Mayotte le territoire de tous les défis. Dans ce contexte, l’INSEE évalue à 18 % la perte d’activité immédiate à Mayotte liée à cette crise sanitaire. Le service public jouant le premier rôle d’amortisseur des crises économiques dans le département de Mayotte avec un poids de 52% dans l’économie mahoraise. Dans le cadre de la réalisation du réseau de transport collectif urbain (CARIBUS) dans le territoire de la CADEMA, la CADEMA a pris conscience que le projet contribuera à lutter de manière considérable contre les conséquences du COVID-19.
L’objectif poursuivi dans le cadre de cette opération est la mise en œuvre d’un plan de déplacement permettant de résorber durablement les problèmes de circulation et de mobilité dans et autour de l’agglomération. Afin d’atteindre cet objectif, le projet est constitué de différentes phases, la première étant la phase travaux SUD prévus dans le cadre de cette demande de financement. De cette première phase-SUD, il est prévu la mise en service partielle du réseau de transport scolaire en 2023 et la réalisation des ouvrages inhérents au bus à haut niveau de service (BHHNS) sur site propre.
Dans un objectif de cohérence et d’intermodalité, ce projet s’inscrit dans une réflexion globale, en termes de déplacement, à l ‘échelle du territoire mahorais. Il va permettre à l’ensemble du territoire de bénéficier d’un service de transport commun. En effet, le tracé prévu dans le cadre du projet CARIBUS, sera complété ultérieurement jusqu’à certains autres villages du territoire, des pôles d’échanges sont également prévus afin de répandre l’offre de transport sur l’ensemble de l’île.
La crise sanitaire a mis en lumière la saturation du réseau routier du département entravant la fluidité de la prise en charge rapide des patients et se soldant par une perte de chance non négligeable pour ces derniers. Ainsi cette première phase Sud du projet de création d’un réseau de transport collectif vert à Mayotte limitera la congestion du réseau existant.
Le projet Caribus permet de répondre aux objectifs fixés par le programme REACT-UE à savoir:
– Favoriser la transition énergétique du territoire par le développement d’une mobilité
faiblement carbonée
– Renforcer les infrastructures de bases du territoire, en particulier dans les
domaines de l’eau